Accélération

 

Cette section consacrée à l’accélération décrit les fonctions du système Ipanema qui réduisent le temps de réponse des applications sur le WAN.

 

 

Les fonctions d’accélération permettent de :

 

 

 

Accélérer la performance des applications critiques tout en la protégeant

 

Le besoin d’accélérer ne doit pas être confondu avec la nécessité d’optimiser. L’optimisation est une étape incontournable pour garantir que le temps de réponse des applications critiques demeure minimal. En cas d’engorgement, la taille des files d'attentes des routeurs augmente naturellement, les délais de transit s’allongent et des pertes de paquets commencent à se produire, ce qui entraîne une dégradation de la performance des applications.

 

De plus, bon nombre de technologies d’accélération reposent sur l’aptitude du système à aller au-delà de ce que les protocoles réseau peuvent faire quant à l’utilisation des ressources réseau. Par exemple, elles permettent aux flux de « remplir tous les tuyaux » dans les cas où les protocoles réseau les en empêchent. Si elles ne sont pas associées a des technologies d’optimisation avancées, les techniques d’accélération risquent d’aggraver les problèmes de qualité en créant de la congestion ou en accentuant celles qui existent.

 

La solution Ipanema est unique en ce qu’elle associe étroitement l’accélération aux deux autres fonctionnalités de base du système que sont la visibilité et l’optimisation. Ceci garantit une accélération toujours sous contrôle et placée au service des objectifs business de performance définis par l’entreprise. Avec Ipanema, l’accélération ne peut jamais être une source de dégradation des performances.

 

 

Mettre en oeuvre une approche à la fois stratégique et tactique de l’accélération

 

Il existe 3 opportunités d’accélération :

 

  • Le goulot d’étranglement TCP : en raison de sa conception « session par session », le protocole TCP n’est pas en mesure d’exploiter toutes les ressources disponibles du réseau.
     
  • Le goulot d’étranglement de la bande passante : les performances de bon nombre d’applications sont liées à la bande passante disponible. Plus celle-ci est élevée plus le temps de réponse de l’application sera bref.
     
  • Le goulot d’étranglement du protocole applicatif : certaines applications ne sont pas conçues pour le WAN. Leur protocole est dit bavard car il implique de nombreux échanges pour transmettre des données. Or quand le délai de transit augmente, les performances se dégradent.

 

Les deux premiers goulots d’étranglement mentionnés ci-dessus sont plus importants que le troisième. En fait, le bon sens voudrait que les entreprises traitent les goulots d’étranglement constitués par les protocoles applicatifs comme un problème tactique. Tous les goulots d’étranglement appartenant à cette catégorie, sans exception, peuvent être supprimés simplement en mettant à jour la conception de l’application de façon à prendre en compte les délais réseau de type WAN. C’est l’approche adoptée par Microsoft depuis de nombreuses années. Exchange 2003, par exemple, affiche des performances nettement supérieures à celles des versions antérieures quand il est utilisé à travers le WAN. Le protocole CIFS, connu pour ses médiocres performances sur un WAN, a été complètement repensé de manière à résoudre ces problèmes de performance dans les nouvelles versions des systèmes d’exploitation Windows Vista et Longhorn.

 

Ipanema tire parti de ces 3 possibilités d’accélération afin de répondre à tous les besoins, qu’ils soient stratégiques ou techniques.

 

 

 

Accéder à toute la performance du protocole TCP sans avoir à équiper les succursales grâce à la Télé-Accélération

 

Les deux principales limitations du protocole TCP en termes de performance sont ses phases de démarrage lent, ou « slow-start », et la taille de sa « fenêtre » qui expliquent son inaptitude à utiliser toute la bande passante disponible sur des connexions à capacité et à délai plus élevés (« problème de produit délai-bande passante »).

 

Le « slow-start » est le mécanisme par lequel le protocole TCP tente de déterminer la bande passante disponible pour une session. Mis en œuvre pour chaque session, il repose sur une augmentation progressive du débit de la session jusqu’à ce que le point de congestion de la connexion soit atteint, donnant ainsi une indication de la bande passante maximale disponible. En raison de cette lente augmentation de l’utilisation de la bande passante, cette dernière est par définition sous-employée, ce qui entraîne une dégradation des performances durant cette phase de la connexion. Une partie de la bande passante demeure inutilisée, ce qui allonge les temps de réponse.

 

Grâce à ses fonctions de visibilité et d’optimisation, le système Ipanema « sait » quel est le débit optimal pour chaque session. Un mécanisme de « reconnaissance locale » implanté sur l’équipement physique à proximité de la source du trafic permet à la Télé-Accélération Ipanema de placer immédiatement chaque session à son débit optimal, accélérant ainsi sensiblement le temps de réponse de beaucoup d’applications, en particulier celles de type HTTP ou HTTPS.

 

Le problème du « produit bande passante-délai » (BDP) décrit l’incapacité du protocole TCP à utiliser toute la bande passante disponible lorsque le nombre de sessions simultanées est faible et que le produit de la bande passante et du délai est supérieur à une valeur en relation avec la taille de fenêtre TCP (cette taille dépend de l’implémentation du protocole TCP sur le client et le serveur). Par exemple, une sauvegarde effectuée la nuit avec une seule session TCP sur un lien à haut débit et/ou fort délai n’utilisera qu’une partie de la bande passante disponible, ce qui aboutit à une durée de sauvegarde bien plus longue que ce qu’elle devrait être.

 

Ipanema résout également ce problème en créant une taille de fenêtre virtuellement illimitée grâce à la régulation du rythme de transmission des paquets à la source.

 

Contrairement à toutes les autres solutions du marché, les fonctions d’accélération TCP d’Ipanema n’impliquent pas l’installation d’un équipement physique dans chaque succursale mais uniquement à l’origine des flux applicatifs.

 

 

 

Mettre en cache et compresser les données avec le « Multi-Level Redundancy Elimination »

 

La fonction « Multi-level Redundancy Elimination » d’Ipanema est une technologie avancée qui réduit la quantité de données transmises sur le réseau en compressant et en stockant localement les séquences de trafic dans des caches sur les équipements installés dans les succursales.

 

Ce processus libère des ressources réseau qui sont immédiatement disponibles pour les applications, en premier lieu celles les plus critiques. En créant cette bande passante « virtuelle », Ipanema donne aux applications l’impression qu’un lien est plus gros qu’il ne l’est réellement, ce qui entraîne une réduction du temps de réponse.

 

En employant des caches RAM, la fonction Multi-level Redundancy Elimination d’Ipanema parvient à compresser et mettre en cache n’importe quel type de séquence applicative, y compris celles basées sur le protocole UDP. Grâce à l’utilisation de caches RAM et de caches disque, elle parvient également à compresser et mettre en cache des séquences de très gros fichiers véhiculées en mode TCP et à les conserver sur de longues périodes.

 

 

 

Accélérer de manière transparente les applications existantes avec « l’Intelligent Protocol Transformation »

 

Même si bon nombre des problèmes de performance dus au protocole CIFS sont résolus dans Windows Vista et Longhorn, les entreprises ne déploient pas forcément les toutes dernières avancées de la technologie Microsoft. Ainsi celles qui accèdent à des partages de fichiers sur le WAN via ce protocole après une phase de consolidation du stockage ont besoin d’une solution capable d’améliorer le temps de réponse des sessions CIFS.

 

L’accélération CIFS d’Ipanema repose sur la transformation des échanges du protocole CIFS afin de minimiser la dépendance de ce protocole vis à vis du délai et d’assurer un temps de réponse approprié lors de l’accès aux partages de fichiers distants.

 

L’optimisation du protocole CIFS repose sur la technologie Intelligent Protocol Transformation d’Ipanema qui fournit un cadre générique pour optimiser les séquences de protocole applicatif qu’il est possible de prédire, agréger ou traduire afin de minimiser le temps de réponse.

 

 

 

 

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